LE PISSENLIT

 

 LE PISSENLIT         

Taraxacum dens-leonis

 

Noms populaires, quelques-uns (il en existe plus d’une centaine !)  : Monsieur (Guernesey), Or du pré, fleuron d’or, pisse-au-lit, pisse-chien (Allier), salade de taupe, aile de corbeau (suisse), queue d’aigle, chou de cochon, chandelle, lanterne, bougie, vol-au-vent, cerf-volant… 

Le Roi de nos prairies est connu sur toute la planète (1200 espèces), sur tous les continents : on le trouve dans les plaines, les zones humides, les rochers, en altitude (jusqu’à 3000 m), les jardins cultivés ou abandonnées, les sous-bois…

Très adaptogène, son développement est différent selon l’endroit où il pousse. 

Est-il besoin de vous le décrire ? Qui n’a jamais joué avec ses graines en forme de parachute, rêver à l’endroit où la graine ira se poser… 

Le pissenlit a une particularité botanique : il peut s’auto-féconder, grâce à une anatomie spéciale, et ainsi faire face à la pire des situations pour une plante : la solitude.

Il est également capable de se clôner (incroyable, non ?), tel la banane, l’orange et l’ananas. 

Ainsi il existe deux sortes de pissenlit : celui qui est sexué et celui qui est asexué…compliqué ! 

Historiquement, le pissenlit était peu utilisé en légume cultivé, il suffisait d’aller le récolter dans les champs.

Sa carrière légumière date du début du XIX siècle. 

Usages :

 En herboristerie, Mességué le considérait comme une plante médicinale majeure, d’autant plus qu’on le trouve partout, toute l’année. Même en hiver, vous en trouverez, véritable bienfait pour l’organisme (et en plus il est gratuit). 

Le pissenlit a une action globale sur l’organisme, en adéquation avec l’esprit naturopathe !  

Il aide à la digestion, renforce le travail de l’estomac, stimule les sécrétions du foie, du pancréas et de l’intestin. Avis aux personnes qui souffrent de coliques hépatiques, de dartres, de problèmes de peau, d’eczéma…mais aussi à ceux dont les intestins sont paresseux. Même les diabétiques sont concernés par son action globale. 

Le pissenlit est à consommer après les périodes de fêtes, de déréglages alimentaires, de troubles gastriques…Après l’hiver, il aide le système digestif en stimulant toutes ses précieuses sécrétions.

 Principaux constituants :

Chlorphylle, taraxacine, inuline, mannitol, stérols (huile essentielle), carotène, acide folique, acide gras, alcaloïdes, vitamines A, B, C, calcium, potassium, fer, magnésium, phosphore, silice, sodium, soufre, manganèse, diastases.

 Cette richesse en minéraux et vitamines fait du pissenlit un excellent reconstituant. 

Propriétés et indications 

Tonique amer, apéritif, drainer hépato-biliaire, décongestif, dépuratif, diurétique azoturique, antiputrescible, antiscorbutique, circulatoire

                                                                           

Il a été prouvé scientifiquement qu’une décoction de plantes fraîches double le volume de bile excrétée et une décoction de racines la quadruple. A vos bêches… 

Infusion ou décoction : racines, feuilles, mélange des deux – une bonne poignée de plante fraîche par litre d’eau.

Décoction de racines (la plus efficace) : faire bouillir une demi-heure 30 à 60 g de racinees et de feuilles et laisser infuser 4H. 

Bouillon revitalisant : une part égale de feuilles de pissenlit, d’ortie et de cerfeuil (pour anémiés, convalescents) 

Verrue et maux d’yeux : suc pur en application et collyre

Le premier usage du pissenlit en des temps lointains fut son usage contre les troubles de la vue. « Taraxis » en latin signifie d’ailleurs « troubles de la vue ».

Valnet et Messegué préconisaient cette application pour les yeux. 

Cataplasmes : feuilles et fleurs hâchées – contre ulcères et maladies de la peau. 

Suc extrait avec centrifugeuse : en cure dépurative pour pléthoriques, insuffisance biliaire, hypercholestérolémie.

 En synergie : fumeterre, citron, pensée sauvage, chicorée. 

A la cuisine

En salade (sans lardon, bien entendu…), en potage à peine cuit, mixé avec des pommes de terre, en gratins….

Laissez votre imagination faire. Allez cueillir vos pissenlits, lavez-les bien à l’eau vinaigrée, et soyez inventifs !

 Pour les moins créatifs, quelques idées : 

Cacik turc : un demi-litre de yaourt (de chèvre ou de soja), ail, 200 g de pissenlit finement hâchés, sel, poivre, un brin d’aneth.

Mélangez le tout et servez au moment du fromage.

 

Panaché de salades : choisissez plusieurs salades (sauvages naturellement), ajoutez des gousses d’ail, des dés de pomme, des raisins secs, des algues sèches ou fraiches, des graines de sésame grillées. Ajouter de l’huile d’olive, des fines herbes et du vinaigre balsamique ou du tamari.

 Poêlé paysanne : faire blanchir les pissenlits une demi-heure à l’eau bouillante, égouttez, hachez.

Faites revenir des petits lardons (une fois n’est pas coutume…) avec des échalotes, puis mélangez avec les pissenlits blanchis. Ajoutez des œufs durs coupés en morceaux.

 A la cosaque : les pissenlits crus, de fin de saison, sont mélangés à des cubes de pommes de terre chaudes, des lardons (encore !) et du vinaigre chaud.

Mélangez bien jusqu’à ce que les pissenlits soient cuits par la chaleur des ingrédients.

 Recettes inspirées du livre « Le pissenlit, l’or du pré » de Bernard Bertrand 

Galénique

Vous n’avez pas envie d’aller aux champs ramasser les pissenlits, ou « pas le temps », ou autre chose à faire… 

Pas de panique, vous pouvez avoir au recours à la teinture mère homéopatique « Taraxacum », ou à l’extrait de plante fraîches (EPF), ou aux gélules….

 Notre préférence en galénique pour le pissenlit va à la teinture mère et à l’EPF.

(voir notre lien internet « Le Gattilier »)

 Cette fiche ne constitue pas une prescription médicale. Usage à titre d’information uniquement.

Pour tout trouble consultez votre médecin.