LA COLORATION NATURELLE DES CHEVEUX 
Vous êtes nombreuses à nous interroger sur la méthode pour se colorer naturellement les cheveux.
Notre "pro" maison de la coloration, Agnès, vous donne sa propre technique, qui fonctionne très bien :
- produits utilisés : Logona, poudre colorante + tube préparation toute prête - Agnès n'hésite pas à faire des mélanges, le tour de main vient au fur et à mesure. Exemple, pour ses cheveux châtains foncés : 2/3 poudre ébéne + 1/3 crème colorante lie de vin.
Indispensable : si vous n'avez jamais utilisé de teintures végétales :
. cesser toute application de shampoing industriel non bio (les silicones font glisser la couleur sur les écailles)
. pas de démêlant industriel non plus pour les mêmes raisons.
. détoxiner les cheveux sur une période assez longue avec le masque à l'argile Logona : il désincruste les écailles des couleurs chimiques. Cependant, mieux vaut couper un peu sa chevelure car les pigments chimiques pénètrent dans les écailles, contrairement aux pigments naturels qui les gainent. Bien sûr, il vous faudra patienter un peu, avec les cheveux blancs parfois...mais la patience paye toujours !
. première application de poudres naturelles : après un shampoing bio, essorer vos cheveux - avec le pinceau applicateur Logona (ou un autre pinceau), imbiber soigneusement mèche par mèche votre chevelure avec votre préparation. La première fois utiliser la préparation toute faite Logona en tube, pour vous habituez et bien couvrir les cheveux blancs.
Mettez le beau bonnet en plastique, au besoin couvrez-le d'un joli foulard, et laisser poser TROIS HEURES, voir QUATRE HEURES. Pas de miracle : une teinture naturelle reste un geste de patience !
Agnès a son foulard spécial teinture et vaque à ses occupations le temps de la pause.
. Rincez soigneusement - les poudres sont plus difficiles à rincer sauf si elles sont bien mélangées à de la préparation en tube. Appliquez soit le baume après couleur Logona, soit un démêlant bio.
. Vous serez étonné du résultat : cheveux brillants, nuances naturelles et non effet casque, douceur des cheveux.
Le plus difficile à couvrir selon Agnès : ces fichus petits cheveux blancs, au niveau des tempes...
Fréquence d'application : au début, n'hésitez pas à le faire tous les 15 jours puis espacez en fonction du résultat. Le temps de pause pourra être réduit, au cas par cas, observez-vous !
Amusez-vous quand vous aurez plus l'habitude à jouer avec les couleurs mais respectez bien votre base naturelle pour éviter les mauvaises surprises.
Agnès a remarqué que lorsque ses cheveux deviennent raplaplas, un peu mous, ternes, c'est qu'il est temps de faire une coloration : chevelure transformée !
Budget : très raisonnable, un paquet de poudre ou un tube dure 3 à 4 teintures, en fonction de la longueur des cheveux.
Bonnes colorations ! Soyez patientes...
D'autres infos ci-dessous :
Attention : coloration des cheveux = danger !
Source : site internet « Soignez-vous.com »
"Nous sommes en mesure aujourd’hui de compléter les informations que nous avons déjà publiées à ce sujet. Selon une étude américaine révisée par le Comité scientifique du Bureau européen des unions de consommateurs, les consommatrices qui teignent régulièrement leurs cheveux présentent un plus grand risque de cancer de la vessie.
Rien d’étonnant à cela, car tout autour de la papille capillaire (le cœur du bulbe du cheveu) se trouvent des cellules souches qui sont agressées et tuées par les colorations chimiques.
Les glandes endocrines, informées par l’organisme, vont s’efforcer d’éliminer très vite le produit car la menace est importante, c’est alors le rein qui sera sollicité. En cas d’agressions répétées et fréquentes, le rein sature et c’est la vessie qui finit par être atteinte.
Un scandale mondial (du même type que celui qui atteint les fabricants de tabac) couve actuellement. Il éclatera bientôt à la figure de toutes les multinationales des cosmétiques qui ont sciemment caché les dangers de leurs produits aux consommateurs. De nombreux médecins connaissent les graves troubles de santé engendrés par les colorations et se taisent pour le moment, mais ça ne durera pas. »
Teinter ses cheveux, oui, mais n’importe comment…
« Quelle que soit l’option choisie (coloration, coloration permanente, ton sur ton, teinture, mèches, balayage…), la couleur est une opération extrêmement traumatisante pour le cheveu.
Car enfin, pour transformer des cheveux bruns en rose bonbon ou en bleu électrique ou tout simplement en blond cendré, il faut indubitablement une bonne dose de produits chimiques ! Trop peu de femmes et d’hommes (4 %), acceptent d’entendre cette vérité-là. Le danger n’est pas moins grand lorsqu’il s’agit juste de couvrir quelques cheveux blancs. Les « classiques », les colorations d’oxydation des grandes marques (L’Oréal, Garnier, Redken, Schwarzkopf…), sont toutes constituées de substances chimiques dont plusieurs études ont récemment dévoilé les effets nocifs pour la santé.
La coloration chimique agit par une réaction qui se déroule à l’intérieur même de la fibre capillaire, où elle modifie chimiquement la pigmentation des cheveux. La fibre capillaire se trouve ainsi déstructurée, la résistance du cheveu diminue (jusqu’à 50 %), celui-ci perd son élasticité et sa brillance. Le phénomène est connu depuis longtemps et différentes études, commencées il y a une trentaine d’années et dans différents pays, ont abouti à l’interdiction des ingrédients formellement reconnus comme dangereux. Ce coup de semonce n’a cependant pas amené les grandes marques à plus de sagesse, mais plutôt à orienter leurs arguments marketing différemment. Les colorations sont maintenant censées être sans ammoniaque, naturelles, aux extraits végétaux, à la cire d’abeille et aux protéines de blé… mais il peut y avoir autant d’extraits naturels que l’on veut, où est la différence lorsque ceux-ci cohabitent avec des ingrédients nocifs ?
Les teintures d’oxydation « douces » n’existent pas
Pouvoir changer de couleur de cheveu sans risque est pure illusion. Une coloration d’oxydation ne peut pas être douce et dans le dernier dossier consacré au sujet par le magazine 60 millions de consommateurs, l’examen approfondi de 14 teintures capillaires, « fait apparaître des éléments particulièrement préoccupants dans certains cocktails capillaires ». Toutes les teintures chimiques que l’on trouve aujourd’hui sur le marché contiennent au moins un ingrédient soit irritant, soit sensibilisant, soit mutagène ou cancérogène ! Mais pourquoi utiliser de tels ingrédients s’ils sont dangereux ? « Parce qu’ils sont autorisés par la réglementation », répond le responsable du développement d’un grand nom de la coloration… Sans commentaire.
Et les colorations vendues en boutiques bio ?
Face aux colorations chimiques, il y a les végétales. La plus connue, le henné, dont la couleur gaine le cheveu. Si la durée de la coloration est longue, d’une heure pour les tons clairs, douze heures pour les tons foncés, la couverture des cheveux gris est satisfaisante : 80 % du résultat d’une teinture chimique. Mais attention, tous les hennés ne se ressemblent pas. Certains contiennent des colorants de synthèse ou encore des sels de métaux qui aident à améliorer la fixation de la couleur. Et si l’on utilise, sur ce mélange, un peroxyde (pour ouvrir les écailles), la réaction chimique provoquée peut brûler les cheveux. « Le henné noir et le henné à temps de pose réduit n’existent pas, explique Jean-Marc Réty, ce sont des hennés trafiqués. »
Mis à part le henné simple, rares sont les colorations végétales qui ne contiennent que des produits naturels. La seule exception actuellement disponible dans la quasi-totalité des magasins est la marque Logona qui utilise du henné bio d’Égypte, de la betterave ou de la camomille, des feuilles d’indigo, de la racine de rhubarbe et des extraits d’algues pour homogénéiser le mélange.
On peut aussi accorder le bénéfice du doute aux colorations de Martine Mahé dont les produits ne contiennent pas d’ingrédients fortement irritants ou sensibilisants (bien que la plupart des colorants employés n’aient pas été évalués par le Comité scientifique européen).
Et les autres colorations ? Leur contenu est le même à quelques ingrédients près. Beliflor ne cache pas que ses colorations pour cheveux contiennent 0,5 % de résorcine et de paraphénylène-diamine.
Mais les pigments sont naturels et obtenus par distillat de plantes. Chaque coloration est enrichie à l’aloe vera, au beurre de karité, à l’huile de jojoba. Color & Soin du laboratoire Les 3 Chênes (teinture aux extraits végétaux), est à fuir, il contient trop d’ingrédients dangereux.
« Avec un soin colorant végétal type Logona, vous n’aurez jamais l’équivalent d’une teinture chimique, mais votre cheveu sera gainé, non oxydé et il retrouvera brillance et douceur pour longtemps, confie Jean-Marc Réty. Si la pose d’une coloration chimique se fait à une vitesse éclair, celle d’une coloration végétale se fait entre quinze minutes et une journée ou une nuit, tout dépend du résultat souhaité et de l’état des cheveux. Autre contrainte, imparable en coloration végétale, votre cheveu doit être en bonne santé. » Vous avez eu de nombreuses colorations chimiques ? Soyez patiente, attendez qu’il n’y en ait plus de trace, faites couper vos cheveux et profitez-en pour les détoxiner pendant trois à neuf semaines au moins (masque aux huiles essentielles, shampooing, eau de soin). Vous aurez alors un cheveu en pleine forme et vous éviterez de vous retrouver avec des cheveux blancs colorés en violet, bleu, vert, rouge, jaune… la coloration végétale enchaînée sur une coloration d’oxydation ou sur un henné trafiqué pouvant réserver bien des surprises !
Si vous vous demandez pourquoi on trouve dans des magasins naturels, non loin de produits biologiques, des colorations végétales qui ne sont que des petites sœurs des colorations d’oxydation, vous aurez posé la bonne question ! Certains magasins, comme Biocoop (on y trouve encore Beliflor), Le Serpent vert et d’autres, ceux qui ont une vraie éthique du naturel, du bio, les ont supprimées de leurs rayons et c’est tant mieux. Restent les autres. À vous, consommatrices, consommateurs, de prendre le relais ! ■
Étiquettes, danger !
Sont obtenus à partir de gaz toxiques.
Toluène-2,5-diamine sulfate : très allergisant. pour le moment, mais ça ne durera pas.
Le poison est partout, même dans les boutiques bio, qui ne connaissaient pas jusqu’ici la dangerosité de ces produits.
Le cheveu, par l’intermédiaire du cuir chevelu capte toutes les toxines du corps. Notre mode de vie et l’utilisation fréquente de produits de soins capillaires agressifs (colorations, permanentes, shampooings…) sont à l’origine de bien des problèmes dermatologiques ou d’alopécies (chutes de cheveux) accélérées, en particulier chez les femmes.
Il est possible de désintoxiquer le cuir chevelu et le cheveu localement, en appliquant des masques composés d’argile, d’huiles essentielles et de douze sels de Schüssler.
La santé des cheveux est à l’image de la santé du corps. Ils sont, tout comme les organes, agressés par les divers éléments toxiques que nous absorbons par l’alimentation, la respiration, ou l’application de produits de la chimie-cosmétique.
Le cheveu garde les substances nocives que le corps ne peut éliminer. C’est, par exemple, en s’appuyant sur ce principe physiologique, que les analyses toxicologiques sont effectuées en cas d’accident grave de la route pour détecter la présence de drogue. Indicateur de l’état d’intoxication interne, le cheveu mérite une attention toute particulière alors que les cas de problèmes dermatologiques du cuir chevelu ont augmenté en flèche depuis dix ans.
Plus inquiétant, selon une étude publiée il y a quelques jours par l’American journal of epidemiology, l’emploi de coloration pour les cheveux, sur une période de vingt-cinq ans, multiplierait par deux le risque de développer un lymphosarcome. »
En conclusion pour éviter le mauvais choix de coloration :